Conseils pour l'éducation de votre chiot

 

 

QUELQUES CONSEILS POUR L’ELEVAGE ET L’EDUCATION DE VOTRE JEUNE LABRADROR RETRIEVER …

  1. Préparer son arrivée chez vous …

Il est nécessaire de prévoir où et comment vous souhaitez faire vivre votre chien.   Cela peut être une bonne niche bien conçue, abritée dans un chenil, mais avec cette solution, vous aurez les moins bons contacts et le moins de satisfactions de votre nouveau compagnon !   Personnellement, il m’est toujours très pénible de vendre l’un de mes chiots là où je sais qu’une niche, et rien qu’une niche, l’attend, et il m’est déjà arrivé de refuser une telle vente !  

  Heureusement, dans la majorité des cas, ce sera un coin bien à lui, dans une pièce de la maison qui lui sera réservé…   Consacrez-lui toujours un local bien éclairé, sans courant d’air ni humidité, et facile à nettoyer, car il y aura inévitablement des dégâts au début, et c’est bien normal !

  Ayez donc soin de prévoir :

Ø      Le couchage : coussin ou couverture ne sont pas trop à conseiller au début, car il risque d’en faire des lambeaux …   Je conseille un panier en plastic dur que vous prendrez suffisamment grand pour qu’il sache encore y aller une fois qu’il sera adulte.   Eventuellement, vous pourrez déposer un torchon dans le fond pour qu’il ait une sensation de douceur lorsqu’il se couche, mais c’est souvent inutile.  

Ø      Un récipient très stable dans lequel se trouvera toujours de l’eau fraîche.  

 

Ø      Une gamelle pour l’alimentation.  

 

La taille et la forme des récipients varient en fonction de la race, la longueur de son museau  et des oreilles.   Prenez soin d’imaginer ce que sera votre chien à l’âge adulte, il est inutile de lui acheter en fonction de sa stature de chiot, il grandira tellement vite … !

CHOISSISSEZ DES MATIERES SOLIDES CAR LES CHIOTS MORDILLENT TOUT !

  1. A son arrivée …

Le chiot sera installé tout de suite dans son nouveau domaine pour qu’il s’y adapte rapidement et prenne d’emblée de bonnes habitudes.   Aidez-le à faire connaissance avec son nouveau cadre de vie sans le contraindre ni l’effrayer.   Laissez-le flairer un peu partout, mais, empêchez-le d’aller là où vous ne le désirez pas, en prenant soin de bien fermer les portes ou en plaçant judicieusement une petite barrière.   Ne jouez pas avec lui dans votre salon les premiers jours si vous ne voulez pas qu’il en fasse par la suite sa pièce favorite, au grand péril de votre moquette et de vos fauteuils.

Souvent fatigué par le voyage, et un peu perdu sans sa mère, ses frères et sœurs, il cherchera à s’isoler.   Installez-le sur sa couche, et laissez-le se reposer.   Empêchez vos enfants de jouer trop vite avec lui et surtout, de le porter comme un jouet.   Leurs gestes peuvent être maladroits et lui faire peur ou mal, involontairement, mais le chiot s’en souviendra et cela pourrait gâcher leurs futures relations.   

Un chiot est plus à considérer comme un bébé que comme un jouet !  

 

Pour éviter les pleurs des premières nuits, placez sa couche dans un carton posé de champ.   De cette façon, il aura un abri, un toit réconfortant.   Placez une bouillotte sous sa couche, la chaleur l’endormira…   Un réveil placé à proximité de lui, prodiguera un tic-tac hypnotiseur.   Ces différents petits trucs utilisés séparément ou simultanément lui permettront, ainsi qu’à vous, de passer une nuit relativement calme pour garder un bon souvenir de son arrivée.

  1. La propreté.

IL dépend de vous, de votre disponibilité, de votre patience, de votre intuition, de vos réactions, … que votre chiot soit rapidement propre ou non.   Pour obtenir rapidement la propreté, il faut un horaire précis pour les repas et les périodes de repos (un chiot doit dormir beaucoup, même dans la journée).   Il faut savoir, qu’en général, un chiot fait ses besoins solides le plus souvent après son réveil et après son repas.   Il est important que vous restiez avec lui sans jouer au cours de cette période.   Bien entendu, laissez-lui un peu de temps et encouragez-le quand c’est terminé.   Dites –lui : « c’est bien, mon chien ! », en le caressant doucement.   Si vous disposez d’un jardin clos, il est intéressant de le promener en laisse car beaucoup de chiens refusent de faire leurs besoins lorsqu’ils sont tenus en laisse, ce qui est très gênant lorsque l’on est en déplacement.   Une fois les besoins faits, le chiot peut entrer à la maison et les jeux peuvent reprendre.    

Avec 5 ou 6 sorties quotidiennes, les besoins doivent être couverts.   L’important, c’est qu’il soit propre à 80 % au bout de trois semaines.   S’il salit régulièrement la maison, il convient d’adapter la punition à son degré de compréhension de la faute qu’il a commise.   En effet, s’il regarde calmement ce qu’il a fait, c’est qu’il n’a pas compris et qu’il n’y voit aucun mal.   Mettez-vous à genoux devant lui et saisissez-le par la peau du cou en l’amenant à proximité de sa faute.   Là, punissez-le en lui secouant la peau du cou et en disant un « NON » très ferme et très sévère.   Par contre, si son attitude vous montre qu’il a compris qu’il a mal fait, une fois que vous l’avez amené auprès de sa saleté, frappez le sol avec la main ou un journal e le grondant d’un ton sévère, puis laissez-le libre.   En cas de récidive, donnez une petite tape sur le derrière du chiot en le grondant.   Hors de sa présence, nettoyez soigneusement ses saletés afin que toutes les odeurs disparaissent.   L’idéal, c’est d’utiliser du « dettol », mais surtout pas de l’eau de javel, car pour le chien, celle-ci sent l’urine et pourrait l’inciter à recommencer ses bêtises au même endroit.

Surveillez-le bien afin de prévenir toute nouvelle bêtise !

Dès qu’il tourne en rond et flaire par terre, grondez-le doucement et emmenez-le immédiatement dehors.   De cette façon, en associant les sorties régulières, les félicitations et les remontrances, votre chiot devrait être propre rapidement.   Si, vers l’age de 4 mois, il persistait à être sale, il faudrait alors montrer plus de sévérité dans les punitions.   Sachez enfin que pour cette question de propreté, comme pour tout le reste de l’éducation, il y a des sujets précoces, d’autres, plus tardifs à comprendre et d’autres encore, plus difficiles !

  1. Ne pas voler …

    La cuisine doit rester un endroit interdit et la seule nourriture qu’on lui donne doit être mise        dans sa gamelle à l’heure des repas.   S’il met son nez sur la table, grondez-le : « NON ».      S’il a déjà commis un vol, créez la situation à nouveau pour pouvoir le prendre sur le fait et le    punir directement s’il récidive.   Prenez un morceau, accrochez-le à un bout de ficelle et fixez    l’autre bout à une ou plusieurs boîtes de conserve vides que vous posez sur le bord de la         table.  Les boîtes de conserve tomberont avec grand fracas au moment du vol.   Arrivez immédiatement sur les lieux, mettez-vous à genoux devant lui, secouez-le par la peau du cou et tapez avec un « NON » sévère sur la viande.   Répétez cet exercice plusieurs jours de suite si nécessaire.  

  1. Ne pas grignoter, ne pas mâchonner.

C’est une mauvaise habitude qui se développe surtout la période de changement de dents, vers 4 mois.   Il faut lui apprendre à distinguer ses objets des vôtres.   Pour cela, évitez de l’exposer aux tentations : ne laissez pas traîner les chaussettes, pantoufles, chaussures et surtout, n’utilisez pas ces objets pour jouer avec lui.   Ne lui abandonnez pas une vieille pantoufle, car, à moins d’avoir un sujet exceptionnellement intelligent, il ne fera pas l différence entre le vieux et le neuf et aura tôt fait de s’approprier votre nouvelle paire.  

S’il grignote un objet vous appartenant, agissez immédiatement et sévèrement, toujours avec la même technique : accroupi devant le chiot, secouez-le par la peau du cou en frappant sur l’objet et en criant « NON ».   Mettez plutôt à sa disposition des jouets à mâcher en caoutchouc dur, en cuir de buffle ou un os de veau et montrez-lui votre satisfaction quand il s’occupe d’eux.  

  1. Ne pas sauter sur l’homme.

C’est une mauvaise habitude, source d’ennuis.   Souvent, les chiens saluent en sautant contre leurs maîtres ou les arrivants. 

  Habituez votre chiot à ne pas se dresser contre vous, c’est simple, mais il convient d’être suffisamment ferme pour refuser ses embrassades.   Une seule exception, et le résultat sera compromis.   Il faut faire comprendre à votre chiot que cette manifestation ne vous plaît pas, en disant « NON » et en prenant ses pattes avant en le repoussant.

  Vous pouvez également l’arrêter lorsqu’il sera plus grand en levant votre genou, en lui appliquant une tape sur le museau ou en lui marchant discrètement et légèrement sur un pied.   Rapidement, il comprendra et restera devant vous…   Un peu triste !   Il faudra lui montrer la forme de salut que vous souhaitez car il est indispensable qu’il puisse vous saluer :

Ø      Il peut vous donner la patte pendant que vous le caresser,

Ø      Il peut vous apporter sa balle ou un jouet, et vous prendrez quelques minutes pour jouer avec lui…  

  1. Venir à l’appel.

       A la différence des exercices précédents qui nécessitent une contrainte, le rappel au maître répond à l’instinct naturel du chiot.

  Plus il est petit et faible, plus il est facile à lui apprendre à venir à l’appel, car le chiot n’a pas d’autre attirance que son maître.   Il convient de le rappeler à chaque occasion qui s’offre en utilisant toujours le même commandement : « Bobby, aux pieds ! »

  Quand vous appelez votre chien, n’allez jamais à sa rencontre, même d’un pas, ce qui diminuerait son empressement à vous rejoindre ;  accroupissez-vous et encouragez-le à vous rejoindre.  

  Ne courez jamais après lui, il pourrait interpréter cela comme un jeu et resterait hors de votre portée.   Au contraire, partez dans l’autre sens.   Il viendra rapidement vexé et déçu du manque d’intérêt que vous lui manifestez.   Montrez-lui votre joie à chaque retour, même si le rappel est un peu laborieux, par des paroles et des caresses.

  Si vous commencez cet exercice un peu tardivement (5-6 mois), votre chiot ne viendra pas spontanément à votre appel.   Faites-vous aider par quelqu’un qui devra lancer une chaînette sur la croupe de votre chien, à son insu.   Cela aura pour effet d’ébranler la conviction du chien qu’il peut s’échapper lors du rappel et le persuader qu’il y a un risque à rester éloigné de vous.   Souvent, on peut constater le retour du chien au rappel suivant, au seul bruit de la chaînette.

  Attention, n’oubliez jamais que votre chiot doit garder sa confiance en vous, et que l’apprentissage doit être une fête, un jeu, mais jamais une contrainte !

 

 

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